| LES BATIMENTS ADMINISTRATIFS |
| LA PREFECTURE |
|
La préfecture, construite sous la Restauration, fut épargnée par les bombes.
Ce bâtiment était peu apprécié des caennais qui le considéraient sans style.
Elements d'histoire et d'architecture - extraits - source : site de la
préfecture du Calvados
"L'hôtel de la préfecture, qui a coûté des sommes énormes au département, est un type achevé du laid moderne".
Le jugement sans appel émis peu avant 1870 par Guillaume Trébutien, érudit caennais et ami de Jules Barbey d'Aurevilly,
allait jeter pour des décennies, dans l'opinion locale, le discrédit sur un bâtiment qui constitue pourtant
un bel exemple d'architecture publique néoclassique et sur l'oeuvre majeure de Jean-Baptiste Harou-Romain,
architecte peu connu aujourd'hui mais estimé en son temps.
Les plans définitifs furent approuvés en mars 1812. Les travaux aussitôt commencés, furent interrompus dès 1813
à l'amorce du déclin du régime impérial. Ils ne reprirent qu'en 1817 mais n'étaient pas encore terminés à la mort
de l'architecte, survenue en 1822. Les ailes occidentale et septentrionale, qui s'élevaient à l'emplacement des communs
de l'hôtel de Manneville, étaient seules réalisées lors du passage de la duchesse d'Angoulême en 1827.
Les services administratifs logeaient toujours dans l'ancien collège des Jésuites et dans le corps de logis principal
de l'hôtel de Manneville. Ces locaux étant devenus trop étroits ou trop vétustes, on décida, en 1817, d'achever le bâtiment préfectoral.
Le chantier fut confié à l'architecte départemental Paul Verrolle qui respecta scrupuleusement le projet initial.
L'ancien hôtel fut démoli en 1848 et l'aile des bureaux élevée entre 1849 et 1851.
L'aménagement intérieur des ailes ouest et nord fut exécuté entre 1822 et 1826, d'après les projets originels de
Jean-Baptiste Harou-Romain, mais sous la direction de son fils, Romain Harou-Romain,
qui lui avait succédé comme architecte départemental.
La préfecture du Calvados, bâtiment particulièrement homogène en dépit d'une construction échelonnée sur un demi-siècle,
présente la particularité d'être l'une des rares préfectures françaises créées en même temps que l'institution qu'elle abrite.
Elle constitue un important témoignage de l'architecture publique néoclassique en Normandie,
mais annonce déjà, par la diversité de ses sources d'inspiration, le triomphe de l'éclectisme.
|

Hôtel de la préfecture, terminé en 1849
|

La préfecture
A droite, l'immeuble que nous apercevons a laissé place à la Poste actuelle, construite après guerre.
Au fond de la rue auber, longée par les bâtiments de l'hôtel de ville, sur la gauche, on peut discerner l'ancien kiosque à musique.

La préfecture
|
|