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Le port, construit au XIème siècle, voit son activité stimulée par le privilège accordé par Louis XI en 1462 de commercer avec Rouen sans verser de taxes.
Il a de tout temps fait l'objet d'un commerce actif d'importation-exportation, et s'il ne parait guère imposant de prime abord, il est toujours, à notre époque classé comme étant le 10ème port français (8ème au début du XXème siècle) avec près de 4 millions de tonnes annuels de marchandises.
Au début du siècle, avec la première guerre mondiale, une grande partie de l'activité du port sera liée à la Société Métallurgique de Normandie (SMN). Cette dernière fermera définitivement ses portes en 1993 et l'activité du port se recentrera alors sur ses activités agro-alimentaires tout en conservant le trafic des hydrocarbures et de bois.
Le port de Caen importe d'importantes quantités de boix exotiques débarqués sur le quai de la Londe. Ces docks sont notamment destinés aux grosses entreprises de menuiserie de la ville telles que Lefèvre et Morel.
 Les scieries
Certains de ces établissements travaillent pour les chantiers navals établis au XIXème siècle à l'entrée de l'actuel cours Carnot d'où ils lancent des bâtiments de quelques centaines de tonneaux tels que des bricks ou des goélettes. A caen même, l'ultime bateau est construit en 1872. Un peu plus loin sur les rives du canal, les derniers chantiers fermeront leur porte dans les années 1930.
 Les chantiers navals
Depuis les trois dernières décennies du XIXe siècle, la plupart des importations de charbon étaient gérées par des entreprises spécialisées disposant du matériel nécessaire au déchargement des navires. Toutes se dotèrent rapidement des équipements permettant la transformation en agglomérés d'une partie de ce combustible dont faisaient usage non plus seulement les industriels mais aussi les chemins de fer de l'État et les entreprises de battage.
De quais partent des minerais (fer, charbon), du sable, du bétail, des chevaux, des volailles ou des produits manufacturés.
 Débarquement de bestiaux
 Le chargement du minerais
 Chargement d'un train de minerai dans le port
 Le port - Chargement d'un bateau de minerai pour l'Angleterre
 Le nouveau bassin
Les trois principales maisons établies à Caen étaient Allainguillaume, Lamy et la société charbonnière du Calvados.
A ces 3 sociétés établies à Caen, il faut compter également sur l'armateur Fernand Bouet qui se chargeait d'une grande partie du transit en sortie de la ville.
L'établissement Lamy
Au cours du XXème siècle, la société Lamy sera plus connu par les caennais sous le nom Société Navale Caennaise (SNC). Cette société disparut en 1988 lors de son rachat par le groupe Bollore.
La Société Navale Caennaise (G. Lamy et Cie) est créée en 1903 pour assurer les transports des maisons d'importation de charbons Lamy et Allainguillaume et Vérel. Elle disposait, à ses débuts, des vapeurs « Actif », cédé par la Maison Lamy, et « Chanzy », cédé par la Maison Allainguillaume. La société se développa rapidement, puisqu'elle possédait, en 1911, sept vapeurs modernes de 1.400 à 2.100 tonnes de portée, transportant annuellement 500.000 tonnes, tant en charbons qu'en minerais, à l'entrée et à la sortie du port de Caen.
A lire, le site de la société Navale Caennaise qui retrace toute l'histoire de ce groupe : http://pagesperso-orange.fr/navale/
L'établissement Fernand Bouet
La Société Fernand Bouet date de 1903 également, et son armement se composait, à fin de 1913, de huit unités modernes de 1.750 à 2.400 tonnes, transportant annuellement 600.000 tonnes de marchandises. A l'encontre de la Société Navale Caennaise, la Maison Fernand Bouet n'ayant aucune attache avec les maisons d'importation caennaises, et tout en assurant l'exportation de bonne partie des minerais en sortie de Caen, effectuait des transports sur les ports français de la Manche, de l'Océan et de la Méditerranée.
L'établissement Allainguillaume
Composée de deux usines dont une fut fondée dans la première moitié du XXème siècle, cette société est fortement liée à l'industrie alors naissante des agglomérés de houille.
 Le bassin et l'établissement Allainguillaume
Il est dit que la firme Allainguillaume possède des grues à bennes automatiques pour le déchargement et des transporteurs mécaniques pour le stockage des houilles. Cela lui permet de livrer les matières brutes sur wagon dans les cales mêmes des navires ou de transforme e ces matières dans ses usines.
 Le port - les grues en action
Elle peut ainsi livrer rapidement à la consommation, toutes qualités de houilles, d'agglomérés (briquettes de marque Etoile, ...) et d'anthracites convenables aux industries de toute nature, aux chemins de fer, et aux foyers domestiques.
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