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La loi GUIZOT faisait obligation de créer une Ecole Primaire Supérieure dans chaque chef-lieu de département ou ville de plus de 6000 habitants.
Ce n'est qu'en 1899 qu'on décida comme lieu d'implantation de l'E.P.S. de Garçons à Caen celui d'une école privée de jeunes filles sise au 72, rue de Bayeux.
L'E.P.S. fut inaugurée le 4 octobre 1903, au cours d'une journée marathon qui vit la pose de la première pierre de l'Hôpital Clémenceau et de la Bibliothèque Universitaire.
Dès l'année suivante, l'Ecole prend son essor : 150 élèves la fréquentent et les ateliers s'équipent suivant les normes des techniques les plus nouvelles.
Des professeurs : MM. SEBILLOT, PRUNIER, MARIE, PELCHAT et GALLOIS, vont marquer l'établissement par leur enseignement à la fois général et pratique qui permet déjà aux élèves d'être recherchés à la fin de leurs études comme d'excellents techniciens.
Une première extension a lieu en 1906 : une année d'études supplémentaires est créée, destinée à parfaire la formation technique des élèves qui se destinent à l'Ecole des Arts et Métiers. Cette initiative va contribuer à l'augmentation constante et régulière du nombre des élèves.
En 1908, 100 internes et 100 demi-pensionnaires ou externes se répartissent entre les classes d'enseignement général, pour la préparation au Brevet Elémentaire, au Brevet d'Enseignement Primaire Supérieur, au Concours d'entrée à l'Ecole Normale et les classes spéciales organisées pour la préparation aux Grandes Ecoles.
En 1909, seront créées des Sections d'Enseignement Professionnel et Commercial qui vont fonctionner de pair avec les Sections générales...
En 1913, l'internat s'installe dans de nouveaux bâtiments permettant ainsi de dégager des locaux, aussitôt transformés en nouvelles classes, beaucoup plus spacieuses.
De 1925 à 1930, le succès de l'établissement s'accroît sans cesse : le nombre des élèves atteint 350 et une section spéciale est organisée pour la préparation au Brevet Supérieur. L'examen d'entrée est difficile, la discipline stricte: le port de la casquette bleue à galon doré, surmonté de deux palmes, avec une visière en cuir verni est obligatoire pour les internes, les jours de sortie.
La seconde guerre mondiale va déstabiliser l'Ecole : outre le changement de direction lié à l'attitude courageuse du Directeur, M. COLIN, vis-à-vis de l'occupant, et un lourd tribut humain payé à la barbarie nazie, un décret du 22 septembre 1942 change le nom de l'établissement en COLLEGE MODERNE ET TECHNIQUE, son fonctionnement et ses buts restant cependant les mêmes. Cette nouvelle dénomination va toutefois préparer la fusion de l'établissement avec le lycée MALHERBE : les sections modernes passeront au lycée, les locaux de la rue de Bayeux continuant à abriter les sections techniques.
Dans les années soixante, parallèlement à la création du lycée P.S. de LAPLACE, les bâtiments du 72, rue de Bayeux sont utilisés par un COLLEGE TECHNIQUE FEMININ préparant au Brevet Commercial, mais aussi au Baccalauréat Technique Economique avec une section spéciale " Gestion Comptable ".
A la rentrée 1984, le collège devenu lycée s'installe dans des locaux neufs situés avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny et prend le nom de LYCEE PROFESSIONNEL CAMILLE CLAUDEL. L'ancienne E.P.S. devient alors une annexe du Rectorat de l'académie de Caen et loge une partie de son administration.
A la suite de la cession amiable par la Ville de Caen d'un terrain de 2140 m2 attenant à l'ancien établissement et ayant façade rue de Hastings, le LYCEE CHARLES de GAULLE s'installe en 1989 dans des bâtiments rénovés et agrandis, à proximité du centre ville, pouvant accueillir un peu plus de 800 élèves, il est l'un des tout premiers lycées inaugurés postérieurement aux lois de décentralisation et relève, hors pédagogie, de la Région de Basse-Normandie.
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